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Ben, je m’inquiète pour Bo. Il ne s’accroche pas à l’espoir d’être heureux à nouveau. Tout ce qu’il voit, c’est sa famille perdue, c’est la bêtise de cette guerre. Il refuse de voir ce qu’il y a de beau dans ce qui nous reste de zumianité.
Bo a perdu tous ses repères, toutes ses certitudes.
Mi, tu as une superbe énergie et une belle foi en nous. Si quelqu’un peut rallumer la flamme chez lui, c’est toi !
J’essaie, Ben ! Je n’arrive pas à susciter chez lui le moindre intérêt. Il ne veut simplement pas s’ouvrir à de nouvelles possibilités.
Le deuil peut être un long processus, il faut lui donner du temps.
Je sais, mais j’ai peur que nous le perdions. Je l’aime beaucoup et je ne veux pas en perdre un de plus. C’est assez ! Ça doit s’arrêter !
Je l’aime beaucoup aussi. Bo est toujours un peu distant, mais il est tellement bon et vrai. Je vais essayer de lui parler, de faire en sorte qu’il s’ouvre à moi aussi. Nous devons l’accompagner, il doit se rendre compte qu’il n’est pas seul.
Merci, Ben. Nous sommes tout ce qu’il nous reste de famille.
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